13 mai 2017

Cambodge: une vidéo et de bonnes adresses

Il m'aura fallut près d'un un et demi depuis mon retour pour me replonger dans mes souvenirs et me décider à en faire quelque chose.

J'ai très peu filmé finalement lors de cette année au Cambodge. J'ai énormément de photos, mais très peu de vidéos. J'avais investi dans une GoPro avant mon départ, achat que je ne regrette absolument pas, mais que j'ai très peu utilisée sur ma vie quotidienne.

Pas de vidéo des temples donc, ni des marchés, de la route en ville... mais plutôt des vidéos tournées sur le roadtrip du nouvel an Khmer (dont j'ai publié  quelques pages de mes carnets de voyage sur le blog) ou les activités un peu "exceptionnelles".

Je vous laisse donc avec ladite vidéo (que je vous invite à voir en grand écran sur Youtube), et je vous retrouve juste après avec quelques adresses, dont la meilleure adresse pour dormir à KAMPONG CHAM, ou encore le meilleur café de Siem Reap ;)



Les scènes de tyrolienne ont été tournée à "Flight of the Gibbon"une activité que je vous recommande chaudement ! C'est un parcours de tyroliennes dans la zone des temples d'Angkor. C'est grandiose, très beau, vert flashy, et en plus c'est pour la bonne cause puisque le but est également de réintroduire les gibbons dans la forêt. Avec un peu de chance, vous pourrez en croiser en liberté !

Il y a des ponts suspendues aussi !

La dream team !

Le petit train qui apparaît deux fois est le Bamboo Train de Battambang ! Si la partie filmée est la partie du parcours touristique, il faut savoir que d'autres tronçons de l'ancienne voie ferrée sont réellement utilisés par les habitants pour se déplacer. Et quand on croise quelqu'un qui arrive en face ? Et bien, tout simplement l'un des deux doit démonter sa nacelle pour laisser passer l'autre !


On peut aussi faire du Canoë à Battambang ! Avec Green Orange Kayaks

Les scènes de bateau à l'ouverture et après le bamboo train ont été tournée à Stung Treng, sur le Mékong, dans les rivières flottantes. Comment vous crier encore mon amour pour ce lieu ? C'est surement un des plus bel endroit que j'ai pu voir dans ma vie ! Si on a remonté le Mékong en bateau, on l'a surtout descendu en canoë (mais la séquence n'est pas exploitable, trop de gouttes d'eau), et c'était tout simplement magique. J'en parlais déjà dans cet article, mais je vous redonne le lien: Mekong Discovery Trail.



Pour la plage, c'est direction Koh Rong Samloen! Une île au sud du Cambodge, où j'ai eu la chance de fêter mes 23 ans ! Première expédition dans le sud du Cambdoge, et découverte de paysages magnifiques.



Le pont en bamboo, avec énormément de passage, c'est à Kampong Cham ! Ce pont relie les îles au milieu du Mékong au reste de la ville. Sur ces petites plages, c'est ambiance vacances, avec des cabanes à louer, des snacks un peu partout (grenouilles grillées, tiges de lotus...) et des plages. Ce qui est surtout impressionnant, c'est de se dire que ce pont est détruit chaque année par la montée du Mékong, et reconstruit ensuite. C'est fou le poids que ce pont peut supporter (de nombreuses voitures et motos circulent toute la journée).

Des bambous, des bambous toujours des bambous

Je n'avais pas eu l'occasion d'en parler, n'ayant jamais publié les deux dernières parties de mon voyage du nouvel an (pourtant dessiné...Shame on me !), mais pour dormir à Kampong Cham on se dirige vers Chiro, juste à côté. On va dormir dans les petites maisons de Sophal, OBT Chiro Village Homestay ! Une adresse on ne peut plus authentique, dans un cadre exceptionnel (piscine privée: le Mékong), reçu par des personnes fabuleuses, et en plus pour la bonne cause ! En effet les fonds reviennent à l'ONG OBT, fondée par Sophal, et servent à financer une école pour les enfants des alentours. Ressourçant, authentique, magique !

Sans hésiter, LA MEILLEURE ADRESSE pour dormir autour de Kampong Cham !

Quand tu chill sur ta terrasse (le Mékong, en été, se situe à l'horizon. En hiver, au pied de la maison!)

L'une des maisons où l'on peut dormir.

L'école sur pilotis ! Regardez bien jusqu'où l'eau peut arriver !



La scène de débarquement du ferry correspond à la fin de notre épopée/trail dans le Ratanakiri ! Je vous en parlais ici !



Pour les villages flottants, c'est à Mechrey, sur le Tonlé Sap, que je suis allée.



L'araignée, j'en parlais ici, et on peut la déguster au Bugs Café, à Siem Reap !



Évidemment les scènes à l'école ont été tournées à l'Ecole du Bayon, l'ONG où je travaillais, parfois dans l'école dans la zone des temples, parfois au sein de l'école de Pâtisserie et du Bayon Pastry School Coffee Shop. Je ne sais même pas vous dire à quel point je vous recommande de vous y arrêter pour aller y boire un lime juice, un caramel latte, ou encore un chocolate frappé tout en dégustant un FINANCIER (véritable star du coffee shop, c'est le paradis des papilles), ou encore une lemon meringue pie, ou ma préférée: blueberry pie!

Voilà donc l'adresse du meilleur café de Siem Reap ! Le tout dans un cadre idyllique ! Suivez sur Facebook, pour être au courant des promos, des nouveaux gâteaux, des soirées cinéma, des brunchs et bien sur de la vie de l'association !


Les financiers dont je rêve encore la nuit...

Le Chocolate Frappé, idéal après une journée de travail à l'école primaire !


Et voilà pour ces quelques adresses.

Après un an et demi, presque deux, ce sont encore des nombreux souvenirs qui se bousculent dans ma tête et je en cache pas mon envie de repartir dans ce pays magnifique très très vite.

Je vous laisse ici, mais n'hésitez pas à aller voir mes "reviews" sur Trip Advisor (il faudrait que je complète tout cela), ou à m'écrire si vous avez des questions (en commentaire ou par mail !).


25 nov. 2016

La liste des 8 choses qui m'ont le plus manqué lors de mon expatriation au Cambodge, et celles qui me manquent le plus aujourd'hui



Un titre plus long, c'est possible ?

Bonjour à tous !

Cela fait plus d'un an maintenant que je suis revenue du Cambodge. Depuis j'ai trouvé un travail en France, temporaire, et je suis de nouveau en recherche d'emploi. Du coup, j'ai un peu de temps pour me poser (et changer de vie, mais on en parle dans un prochain article, je reprends du service!).

Je me rends compte aujourd'hui que j'ai très envie de retourner au Cambodge, et que beaucoup de choses me manquent. Avec le recul, je vois aussi ce qui me manquait quand j'habitais à Siem Reap. Donc avec pour seule envie l'envie de partager, c'est parti !

 Les 8 choses qui m'ont le plus manqué au Cambodge 



1. L'EAU DU ROBINET


Boire de l'eau, c'est la vie (captain obvious). Alors quand l'eau du robinet n'est pas potable, généralement on achète de l'eau en bouteille. Et quand on veut faire des économies de plastique, on achète des bonbonnes de 20L. Sauf que les 20L, faut les transporter (sur le porte bagage du vélo), et quand c'est vide il faut aller en racheter. En espérant qu'il n'y ait pas de rupture de stock. Ou que la pharmacie ne soit pas fermée. Et surtout, ne pas oublier. 

Ce qui a pu donner lieu à plusieurs retours de soirées arrosées, par 40 degrés, arrivant à la maison sans une goutte d'eau à boire. STRESS. Alors oui il y a les pastilles, mais il faut attendre deux heures. Et oui on peut la faire bouillir, mais il faut attendre que l'eau refroidisse (et par 40 degré, ça prend pas mal de temps). 

Bref, la première chose que j'ai fait en arrivant à Paris, dans l'aéroport, avant même de récupérer ma valise, a été de courir dans les toilettes et de boire l'eau du robinet. J'en pleurais presque. Alors certes, on ne gaspille pas, mais quand même, l'eau au robinet, c'est du luxe.

2. Ma famille, mes amis


Forcément. Surtout qu'à part avec ma mère, je ne suis pas du genre à "skyper" ou à raconter ma vie sur messenger.

Alors au retour, c'est les grandes retrouvailles, les soirées, les larmes parfois. Il faut toutefois observer une chose: après une année, ou plus, à l'étranger (pratiquement deux ans pour moi, parfois sans revoir sur ces deux années des amis très proches), on change, et les autres aussi. On ne retrouve pas les gens comme on les laisse, et ce n'est pas toujours facile à vivre...

3. Dormir avec une couette


Quel plaisir en rentrant que de se glisser dans les draps et sous la couette (en septembre sous 25 degrés, sisi). Chose basique et bête, mais dormir en ayant "froid" m'avait manqué. Sous la chaleur du Cambodge on dort plus souvent avec un draps et un ventilateur. Et il fait encore chaud. (Bon ceci dit, passé 4 mois je dormais avec mon duvet plutôt que le drap, car je m'étais habituée à la chaleur, mais on était loin de la sensation confortable d'une couette dans laquelle on s'enroule :3 ). 

Bon après, il y a quand même des avantages à avoir chaud (dans une ville à touriste)...


#Pépouze

4. Le cinéma, les sorties 


Pas que j'aille particulièrement souvent au cinéma, mais cela reste quelque chose que j'apprécie beaucoup, surtout quand un film m'attire particulièrement (le cinéma est de plus en plus cher... et je ne peux malheureusement plus profiter des tarifs étudiants, ou moins de 25 ans maintenant).

Alors on s'organise des projections, on regarde sur internet (légalement bien sur...). Forcément quand un cinéma a ouvert à Siem Reap c'était la folie (pas très très longtemps avant de rentrer puisqu'il a ouvert en juin, et que je suis rentrée en Septembre) !! Il fallait juste se faire à la salle climatisée (un peu comme tous les bus et endroits fermés d'Asie du Sud Est, il fait 40 degrés dehors et 10 degrés dedans), mais vraiment c'était cool.

Les sorties en général manquent aussi. Finalement, on fait assez vite le tour des sorties possibles sur la ville. Et même si je viens sud, et que j'aime bien l'apéro, à la longue, on aimerait parfois faire des choses qui sortent un peu de l'ordinaire... (Mais finalement, vivre à Frontignan, où je suis actuellement, c'est pire, donc on se fait à tout!).

5. Le train


Oui il y a des trucs tellement bêtes que l'on y pense pas. Je suis une grande habituée des transports en commun (#écologie #économie #jenaipasdevoiture) et je prends assez souvent le train. J'aime beaucoup regarder les paysages par la fenêtre, observer les gens (plus ou moins discrètement d'ailleurs), dormir (beaucoup), attendre sur les quais... Je sais pas pourquoi mais j'aime bien ces moments. Puis le train ça annonce un voyage ou un weekend, ou un rendez-vous professionnel, dans tous les cas quelque chose qui sort un peu de l'ordinaire.

Au Cambodge il n'y a pas de train. Pas de gare. Il y a des bus, et prendre le bus est une réelle aventure, et des avions (et là c'est plus habituel). Et c'est différent. On prend moins de temps pour se poser, pour observer... Et les trajets sur route sont beaucoup moins calmes !!

Je ne rate pas l'occasion de vous montrer le train touristique du Cambodge: le Bamboo train (au cas où vous n'auriez pas compris qu'il y a des bambous partout et que le bambou c'est la vie!):

(Oui c'est simplement un cadre en bois, recouvert de bambous sur rails). 

6. Les spécialités régionales et la bière


Pas que j'en consomme énormément, mais je suis une grande amatrice de bière. Boire une Chouffe à mon retour fut... magique ! (Et ma tête a tourné, puisque la Angkor Beer, c'est un peu de l'eau). Et je ne vous parle même pas de la Kastel Red ! Toutefois, la 1664 blanche brassée à Sihanoukville est très très bonne (et elle m'est apparue bien meilleure au Cambodge qu'en France). 

Concernant les spécialités régionales, ce fut un réel plaisir de voir que ma mère avait réussi à conserver dans sa valise une tielle lors de sa venue, et ce juste magique de la manger au Cambodge. Pour information, la tielle c'est une tourte au poulpe, seiche, .... légèrement piquante qui vient de chez moi. Avec un petit verre de vin blanc, à faire goûter à ma coloc' australienne, amatrice de vin. 

Au final, c'est un peu la maison qui nous manque... 


7. L'absence de bestioles


En grande arachnophobe, c'est toujours une épreuve pour moi de me retrouver avec des araignées dans ma chambre. Dans ma salle de classe. Ou dans ma salle de bain. Je n'en ai pas eu beaucoup au Cambodge (bien moins qu'aux Philippines), mais elle ont réellement rivalisé en taille avec tout ce que j'avais vu avant. En panique, j'ai malheureusement adopté une technique de survie pas forcément très saine (je fais appel à mes amis insecticides, et j'appelle ma mère).

Outre les araignées, on trouve aussi toute sorte de choses volants, rampantes (coucou les cafards - qui me suivent depuis la Roumanie apparemment). Au début, on ne les voit pas. Puis quand on en aperçoit une, impossible de plus les voir. Pas de quoi gâcher un voyage (clairement, nos "standards" changent par rapport à notre pays d'origine), mais quand même quelques nuits.

Pour conjurer le sort, j'ai mangé une tarentule ! (Et des larves, des guêpes, des criquets, des fourmis...):




8. Les chaussures à talons, les cheveux longs et soyeux et les habits blancs


Plus largement, c'est l'idée de la tenue complète. Bien sur, j'ai eu quelques soirées où j'ai pu sortir une jolie robe, et je n'ai pas passé mon année en sarouel, mais la chaleur, l'humidité, et la poussière, font que l'on a pas toujours envie de faire de grands efforts (boite de nuit: jean / tshirt, simplement). La moitié de l'année il faut trop chaud pour s'habiller, et le reste de l'année il pleut.  

Finalement, l'idée d'être "propre et frais" manque beaucoup. Il faut chaud TOUT LE TEMPS. Même sous l'eau froide dans ta douche, il y a de la buée (pour de vrai). Dans cette situation, difficile parfois de se trouver "jolie", l'estime de soi peut en prendre un petit coup. 

Pour l'anecdote, les coiffeurs Khmer n'ont pas voulu me couper les cheveux, car ils étaient longs, frisés et blonds (très différents donc des cheveux asiatiques). Maintenant ils sont châtains foncés et à peine ondulés, j'aurais plus de chance ! ^^



Tout ce qui "manque" fait partie des choses qui rendent le retour assez épiques: on rentre pour manger plein de raclettes, dormir sous la couette après avoir bu quelques bières avec ses potes...(en réalité, on enchaîne aussi beaucoup les rendez-vous médicaux, qu'on ne peut avoir sur place !! Une dernière chose qui manque, et qui crée une réelle angoisse parfois: les hôpitaux et les soins spécialisés; avec des accidents de la route très courants, on y pense forcément...). 

 Les 8 choses qui me manquent maintenant que je suis revenue 


1. La langue


Alors là, c'est très bête, pourtant, si vous vous aventurez près de la maison de mes parents, vous pourrez entendre certains classiques khmers par la fenêtre. Outre les souvenirs mémorables de soirées/fêtes, entendre la langue khmère me manque.

Je m'en doutais bien, j'ai eu la même sensation en rentrant de Roumanie. Et puis on oublie peu à peu... J'ai presque pleuré à mon dernier "Orkun" (merci) à l'aéroport !

Pour la peine, un grand classique: Chnam Oun Dop Pram Moy, où "J'ai 16 ans".



2. Les gens


Forcément, notre famille nous manque quand on part. Mais les gens qui sont devenus comme une famille sur place nous manquent au retour. En plus, je ne suis toujours pas à l'aise avec la communication "Facebook" et j'ai du mal à demander/donner des nouvelles, même si j'aimerais bien en avoir. Par chance, il y a beaucoup de photos sur mon fil d'actu pour me tenir à jour, et revoir ces visages qui me manquent. Alors c'est évidemment avec les cambodgiens que c'est le plus difficile. Mais tous les expatriés que l'on rencontre et avec qui on vit pendant toute une année nous manquent aussi (il est juste beaucoup plus facile de les revoir!). C'est un gros vide au retour. Qui ne sera jamais vraiment comblé. (Et dites vous qu'à chaque voyage, à chaque retour, c'est la même chose).


3. L'ambiance générale


Il faut reconnaître qu'il y avait une certaine ambiance au Cambodge.

C'est difficile de revenir en France où la pause n'est que peu autorisée, où tout doit aller vite, et s’enchaîner. Même dans le sud. Il y a en Asie une certaine façon d'envisager la vie qui permet de prendre plus de recul, de prendre le temps et de mieux relativiser. C'est une grande leçon à se rappeler dans les moments difficiles (genre, quand on cherche un travail depuis 6 mois).



4. Les gâteaux du Coffee Shop


L'association où je travaillais (l'Ecole du Bayon) possède un Coffee Shop à Siem Reap. Les meilleures tartes au citron DE MA VIE. C'est simple, j'y prenais le petit déjeuner tous les jours. J'étais tellement accro, j'y passais même mes dimanches. En plus, on y croise toujours les élèves. Ce Coffee Shop c'est mon repère. J'aimais passer du temps à boire une caramel latte, en goûtant tous les gâteaux fabriqués par les filles, en discutant avec les autres personnes de l'association. Un lieu à aller voir. Vraiment.


5. Les plats locaux et moins locaux


Un chicken Satay. Un amok. Et un loklak. ASAP ! (J'ai essayé de les refaire chez moi: ECHEC).
Et pour les petites habitudes: une soupe, une ceasar salad, un chicken caesar wrap, un homemade ice tea, un caramel latte, une fruit salad, with yoghurt, with honey, un fried rice, une pina colada et un pinnapple rhum cocktail. Merci.



6. Mon vélo


Mon moyen de transport de tous les jours. Avec ses roues crevées à réparer toutes les semaines, ce qui me donnait l'occasion de dire la phrase la plus compliquée que je connaissais en Khmer. Certains vous parlerons de leur moto, mais moi la moto... pour la faire courte, j'ai eu du mal.



7. Les fruits


Mangues, Ananas... Les médecins vous diront de ne pas manger les fruits en Asie, de vérifier qu'ils soient bien lavés... Mais franchement, si vous vous privez des fruits, vous ratez clairement une chose exceptionnelle ! Du goût, juteux, en salade ou seuls, les fruits c'est le paradis (rien que ça). Alors certes on fait toujours un peu attention à ce qu'on mange et où quand on voyage, mais ne vous privez pas de fruits. 

N'évitez pas non plus les "bouis-bouis" sur la route. Avec les chaises en plastique rouges autour des grandes tables communes. Finalement, ce sera peut-être (surement) là que vous mangerez les meilleures spécialités.

8. La découverte


Finalement, c'est l'ambiance générale qui me manque. Celle de toujours apprendre et toujours découvrir. Même si je pars du principe que l'on apprend toujours et que chaque jour apporte son lot de découverte où que l'on soit, il faut reconnaître qu'au Cambodge j'étais en apprentissage permanent. Que ce soit au niveau de la culture, de la langue, des autres ou de moi-même. Et ça me manque terriblement.

Parmi mes meilleurs souvenirs, il y a le nouvel an khmer, que j'ai passé avec deux autres volontaires à faire un tour du Cambodge. Nous avons fait du canoë sur une forêt flottante du Mékong, dormi dans des villages, et fêté la nouvelle année dans une Pagode dans un village. Des gens qui ne nous connaissaient pas nous ont accueillies, chez eux. Ils nous ont fait à manger, nous ont invité à danser, et ont fait la fête avec nous. Ils ont partagé une partie de leur vie avec nous.



Après je ne vais pas mentir, j'ai bien profité de toutes les choses faites pour les touristes, des prix bas aux piscines, en passant par les pubs, bars, soirées et autres sorties en tout genre. J'ai pu profiter de beaux hôtels pendant mes voyages, et même parfois avec la clim' (c'était la folie). Mais aujourd'hui, avec le recul, je me dis que j'aimerais bien repartir de façon plus "intégrée", plus proche des gens, dans des petites villes. A voir si cela devient possible.

C'est tout un pays qui m'a accueilli pendant un an. Et c'est un très beau pays que je vous conseille d'aller visiter !

Bénédiction "petite eaux" à la Pagode de l'école. Sept. 2014.


Mais surtout une chose qui ne me manque absolument pas, et que je suis extrêmement ravie d'avoir quittée (mais qui ne m'empêchera pas de repartir): 


Notez ma progression fulgurante sous Illustrator ! Voilà ! Ce sera tout (mais c'est déjà pas mal) pour le moment ! 

Et vous qu'est-ce qui vous manque lors de votre départ ou retour ? 



15 juin 2015

Cambodge - Carnets de voyage #2

Bonjour à tous !


Finalement le délai pour la publication de la suite du périple du Khmer New Year aura été plus long que prévu, à cause d'une longue coupure internet (chez moi - et d'un disfonctionnement du scanner - au bureau), "bienvenue au Cambodge". Il faut dire que la saison des pluies commence, et qu'à chaque fois la peur s'intalle: les cables électriques vont-ils tomber? Internet va-t-il être coupé (et travailler sans internet devient difficile)? Ma facture d'électricité va-t-elle augmenter (car apparemment nous payons les réparations, donc sans électricité pendant 15 jours on paye le double d'une facture traditionnelle - NORMAL)? Mon plafond va-t-il me tomber sur la tête (oui parce qu'en fait, y'a déjà des petits morceaux qui me tombent dessus)... ?

Mais bon, voici donc la partie la plus longue de ces vacances au Cambodge:  

THE TREK IN THE JUNGLE ! 

Le Trek se passait dans le Ratanakiri, une province du nord-est du pays. Avec le Mondolkiri, le seul endroit du Cambodge qui n'est pas plat. Genre, y'a des petites montagnes. Egalement une zone de refuge pendant le régime des Khmers Rouges, ainsi qu'une zone de passage - plus ou moins légal -  de frontière, avec une culture particulière (un mélange de tribus - dans le sens de villages avec leurs propres langages, habits, religions... - laotiens et khmers).

Un trek plutôt mouvementé ! Entre un pantalon déchiré, des piqures de guêpes, et des bambous...
Retrouvez les adresses en bas de l'article !



 






Voilà donc pour ce trek effectué avec Parrot Tour, depuis Banlung. Le prix est un peu ouf (130$) pour un trek 3 jours, 2 nuits, mais on mange pendant trois jours et on est très bien accueilli pour la soirée "chez l'habitant", alors ça vaut le coup !

On peut aussi choisir des treks plus courts (2 jours, une nuit), ou plus longs (jusque 11 jours - mais sérieux, faut avoir des jambes en béton).

D'après quelques amis, le Mondolkiri reste plus joli à voir que le Ratanakiri. Mais je ne peux pas donner mon avis car je n'ai pas été dans cette région. Dans tous les cas, c'était vraiment une expérience pleine de surprises et je suis très contente de l'avoir faite!
Pour Parrot Tour, il faut aussi savoir qu'ils peuvent garder nos surplus de sac dans des box fermées (ou en tout cas dans un local, je ne sais pas j'ai pas vu), ce qui nous a permi de nous alléger en vêtements !

Par contre je ne vous parle pas du Tree Top, de sa douche qui ne ferme pas - dans une chambre pour deux, de sa porte qui ne se ferme que de l'extérieur ou de l'intérieur - dans une chambre pour deux, de sa chambre pour deux alors qu'on avait réservé pour trois (au moment de notre départ - donc en face à face - donc on savait qu'il y avait de la place a la base), et de l'amabilité sans faille de la fille de la réception. Bon certes, c'était une période de vacances, mais quand même...

Voilà pour mon expérience la plus sportive du Cambodge (avec le Kayak à Battambang, on en reparlera).
A bientôt pour la suite du Khmer New Year !

Prochaine étape: Kampong Cham et Chiro ! 

Parrot Tour: Website / Phone: +(855)97 40 35 884 / Addresse: juste avant Tree Top.

21 mai 2015

Cambodge - Carnets de Voyage #1

Hello  !

Après une trèèèèèèès longue absence me voilà de retour ! Nouveau design, nouvelle bannière, ...

Déjà 8 mois que je suis arrivée, et seulement 3/4 mois restant, avec à nouveau la question: Où serais-je dans 6 mois ? (Une réponse quelqu'un?). Nouveaux projets aussi, qui me prennent beaucoup de temps. Tellement d'idées chronophages ! 

Alors voilà ici la première partie de mon Carnet de Voyage. Je voulais faire des aquarelles, mais je n'ai trouvé que des carnets avec du papier basique. Pour le nouvel an Khmer je suis partie avec deux amies pour un petit tour de la partie Est du Cambodge, direction:  Stung Treng, Banlung, Kampong Cham - Chiro, et Phnom Penh. 1294 km de bus (presque 28 heures - et ce n'est que pour relier les villes) sur 12 jours.

Voici donc les 3 premiers jours de voyage, les 3 prochains devraient arriver dans une ou deux semaines (suivant le temps que me prend le dessinage/coloriage/scannage).  Retrouvez les adresses en fin d'article ;)



Détail: ceci est dans la zone des 4000 îles.

 

Voilà donc pour la première partie du voyage. En ce qui concerne les adresses: cliquez sur les liens, malheureusement il n'y a pas de site internet pour chaque adresse, et il faut parfois se perdre un peu pour les trouver (oui, en fait j'ai pas noté toutes les adresses et les numéros pendant le voyage, Oups!). 

Pour le trajet Siem Reap - Stung Treng, on trouve pas mal de départ, car c'est le passage principal de la frontière avec le Laos. Pour dormir, nous avons opté pour Le Tonlé, un training center (sachant que nous travaillons toutes les trois dans des formations professionnelles/ONG ça ne s'invente pas). Une bonne adresse, malgré un peu de lenteur. Alors on est au Cambodge et c'est un training, ok, mais il faudra tout de même faire un gros effort de patience. Mais l'endroit était joli, propre et la nourriture bonne, donc je le conseille tout de même ;).  Pour manger, au Tonlé ou en ville nous avons pu tester: Ponika's Palace, en face de la Canadian Bank. Ma chicken pie (poulet purée en fait) était très bonne.

Pour le tour en bateau, c'était avec Mekong Discovery Trail. Un guide très sympa, la cascade, les dauphins (de loin pour ne pas déranger les animaux, respect de la nature tout ça tout ça) mais surtout... 

LE KAYAK DANS LA FORET FLOTTANTE ! 

C'est peut être un peu répétitif, mais c'est vraiment ce que j'ai préféré faire au Cambodge depuis que je suis arrivée! Le lieux est magique ! Vraiment un passage obligatoire ! 
 Encore une bonne adresse donc, malgré un prix un peu élevé, mais c'est bateau toute la journée, et l'eau et le repas étaient fournis. On avait aussi opté pour une visite VIP: qu'entre nous donc, c'est ce qui fait augmenter le prix. 

Pour Banlung, on en reparle au prochain article, car  je ferais tout un blabla sur le trek.

A bientôt ! 
Xx

4 nov. 2014

Bienvenue au Cambodge

Voilà donc un peu plus d'un mois que j'ai (encore) changé de pays. Je passerais donc l'année 2014-2015 à Siem Reap, Cambodge. La ville est connue mondialement pour ses temples: les temples d'Angkor.  On peut en voir l'extérieur sur la photo au dessus. Exceptionnellement ce jour là, l'entrée était envahie de robes oranges, de moines donc, plutôt que de touristes. Je n'ai pas encore été visiter les temples, mais ils se trouvent sur mon trajet quand je vais travailler à l'école. 

Il y a pire comme trajet, non ?






Alors , je vais parler aujourd'hui de mes premières impressions. 

La vie au Cambodge est vraiment rude (mode ironie ON): je peux me faire masser et manucurer pratiquement toutes les semaines, d’ailleurs j’en sors là, je mange les délicieux gâteaux faits par les élèves de l’école de pâtisserie montée par mon Asso, et je peux me permettre de manger souvent à l’extérieur… Bon après, il faut aussi compenser les excès de tartes au citron, et je suis donc depuis peu des séances de kickboxing. 

Je découvre les spécialités culinaires, dont on reparlera plus précisément, la vie, la culture… je passe environ 80% de mon temps pieds-nus, vu que l’on doit enlever ses chaussures avant de rentrer dans un bâtiment-maison, mais j’ai tout de même réussi à ruiner mes deux paires de chaussures…

Jour de rentrée: contraste entre les habits traditionnels colorés et les uniformes scolaires.
 
Que dire de Siem Reap ? Une petite ville en taille, que je trouve déjà envahie par les touristes alors que nous sommes encore en basse saison (d’ailleurs, étonnée par l’absence de grosses pluie, la saison des pluies a été assez sèche ici). La ville est assez sale et polluée, il faut bien le reconnaitre. Et recèle parfois d’odeurs plutôt surprenantes. Mais sinon la vie ici est assez plaisante. J’ai réussi à trouver une petite maison dans le centre, que je partage avec une australienne très sympa depuis maintenant quelques semaines (et j’ai finalement l’eau chaude, que demande le peuple ?). 


Je suis devenue une Lady, puisque à chaque mètre un tuktuk driver crie « tuktuk Lady ? », ou « motorbike Lady ? », ce qui me sert très peu pour le moment. J’ai trouvé mon tuktuk driver pour me rendre à l’école en négociant un prix sympa tous les vendredis, et il me sert même de traducteur si besoin, vu que je n’ai pas encore commencé le Khmer (mais il faut absolument que je m’y attèle). Je blague aussi un peu avec les tuktuk driver de mon trajet pour aller au bureau, puisque je les croise tous les jours et que je marche tous les jours. Je suis même allée boire quelques bières avec l’un d’eux un soir (mais ça c’est une autre histoire). D’ailleurs, le tuktuk Khmer est bien plus agréable que le tuktuk Philippin !

 
Le tuktuk (tricycle) Philippin VS le tuktuk Khmer (dessous)

 
Spacieux, confortable... Parfait pour transport 12kg de peinture vers l'école ! ©Ronal Tagra

Niveau alimentaire, je commence à avoir mes petites préférences de restaurants et de saveur dans la ville (on en reparle bientôt), mais il faut reconnaitre que je mange beaucoup de riz. D’ailleurs, manger en Khmer se dit nyam bai, ce qui signifie littéralement « manger du riz ». 

Amok © Dion Hinchcliffe
 
Je ne prends pas beaucoup de photos en ville, mais je vais m’y mettre. J’ai déjà quelques vidéos de mes trajets pour aller à l’école que j’essaierai de poster ici après avoir pu faire un petit montage. Je vais essayer de visiter les temples dans les prochaines semaines aussi. 

 
Ma rue, dans la chaleur écrasante du midi.

Niveau soirée, je dois reconnaitre que la bière Khmère ne change pas beaucoup de la bière roumaine. Par contre après être allée en boite de nuit, il faut reconnaitre que l’ambiance est totalement différente (du moins du côté local, puisque les expats avaient une entrée spéciale là où je suis allée). Sinon, je commence à m’améliorer au billard et au poker. 

Voilà, pas beaucoup plus de choses à dire en vrac, je vais essayer de regrouper mes articles dans les prochains mois et de les concentrer sur un sujet précis (si j’arrive à m’y tenir… parce que pour le moment, sans internet chez moi c’est encore assez compliqué). Côté clichés avant arrivée qui ne se sont pas réalisés : je n’ai pas encore pris de coup de soleil, je n’ai croisé qu’une araignée hors norme et en dehors de la ville, je n’ai pas encore testé les tarentules grillées d’ailleurs (mais j’ai promis), si je reste un repas sympa pour les moustiques je ne me fais pas dévorer non plus, ah et je n’ai pas réussi à conduire une moto (non j’ai préféré me prendre un murjesuisunbouletbonjour). Mais je vais peut-être recommencer à m’entrainer. 

Voilà, sinon je pars fêter le Water festival et mon anniversaire dans un endroit ma foi sympathique :
C’est là.

Koh Rong Samloen © Pip Cowley Photography
 
Pas de téléphone, pas d’internet. Juste du repos, de la plage, et de nice personnes pour passer le temps. 

A bientôt !
Xx